jeudi 1 octobre 2015

COP 21 : Dakar va abriter deux grandes conférences préparatoires

Le Comité préparatoire des réunions africaines sur les énergies renouvelables se prépare pour une participation africaine de qualité au prochain Sommet de Paris sur le climat (Cop 21). Dans cette perspective, il a fait face, hier, à la presse.

En vue du prochain Sommet de Paris sur le climat (Cop 21), le Comité préparatoire des réunions africaines sur les énergies renouvelables travaille pour une participation africaine de qualité. Il a tenu, hier, à Dakar, une conférence de presse pour annoncer deux grands évènements qu’il organise très prochainement dans ce sens. Il s’agit de la conférence qu’animera, le 3 octobre prochain, Jean Louis Borloo, ancien ministre d’Etat français et président fondateur de l’association « Energies pour tous en Afrique » et de la conférence africaine « de portée internationale » qui se tiendra, les 5 et 6 octobre 2015, à Dakar sur « Environnement et défi de l’indépendance énergétique : partenariat public-privé et société civile pour le développement et la promotion des énergies renouvelables en Afrique ». 
Selon l’un des organisateurs, l’ancien ministre Abdou Fall, également président du conseil d’administration de la société Ténergie Sénégal, la conférence africaine de Dakar doit jeter les bases d’une dynamique fédératrice qui donne la possibilité au secteur privé et à la société civile du continent de disposer d’un cadre de dialogue et de partenariat en tant que force d’initiative et de proposition en direction des décideurs politiques et des partenaires techniques et financiers. Il précise : « Nous avons l’ambition, au sortir de la conférence de Dakar, de contribuer à l’émergence d’une gouvernance de type nouveau du secteur de l’énergie à travers un dialogue institutionnalisé entre acteurs étatiques et non étatiques ». Le président de la République, Macky Sall, assure en même temps la présidence du Conseil d’orientation des chefs d’Etat et de gouvernement du Nepad et celle de la Cedeao. Pour M. Fall, en offrant au comité préparatoire la possibilité de porter et de faire porter la voix du secteur privé et de la société civile dans les instances africaines et internationales, le président Sall offre au Comité son leadership pour se faire entendre. 
Lors de la rencontre de l’Alliance pour le partenariat mondial, organisé en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a lancé un appel aux entreprises et autres acteurs du secteur privé et de la société civile pour leur demander de contribuer à l’opérationnalisation du programme de l’après-2015. La conférence de Dakar, rappelle Abdou Fall, s’inscrit dans cette dynamique, car devant préparer les acteurs du continent africain à la mise en œuvre de ce programme dans son volet énergie renouvelable. Et à son avis, « dans un contexte d’interrogations sur toutes les conséquences possibles des changements climatiques sur l’avenir de la planète et de l’humanité, le continent africain, qui doit relever le défi de son développement économique et social sans aggraver la crise écologique qui traverse le monde, a bien son mot à dire dans ces grands débats du moment ».
Aly DIOUF

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire