Le compte Twitter de Christiana Figueres, la secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), n’a jamais été aussi actif. Depuis 48 heures, la patronne de l’agence onusienne – ou plus probablement son équipe employée à l’animation des réseaux sociaux – a posté une centaine de messages, dont plus de la moitié pour féliciter les pays d’avoir remis leur contribution à la lutte contre le réchauffement le 1er octobre au plus tard, le délai fixé par la CCNUCC.
Lancé lors de la conférence de Varsovie en décembre 2013, précisé lors de celle de Lima un an plus tard, le processus des « contributions prévues déterminées au niveau national » (« Intended Nationally Determined Contributions », ou INDC, en anglais) avait identifé trois rendez-vous pour l’année 2015. Un point d’étape au 31 mars pour les pays suffisamment au clair sur leur stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre et leur politique d’adaptation aux effets du réchauffement ; une remise le 1er octobre des autres scénarios nationaux ; une synthèse le 1er novembre de l’ensemble des contributions, un mois avant le début de la conférence de Paris sur le climat (COP21) qui a pour vocation de sceller un accord universel permettant de contenir le réchauffement climatique sous le seuil des 2 °C.
Voir notre carte : Avant la COP21, quels sont les engagements des Etats pour le climat ?
85 % des émissions mondiales
Jeudi en milieu d’après midi, on pouvait lire ce tweet de Chritiana Figueres : « Merci au Honduras pour son INDC, 141e pays à soumettre son plan d’action pour le climat avant la COP21. » A quelques heures de la date limite, une cinquantaine d’Etats sur les 195 que compte la Convention-cadre, manquaient encore à l’appel, dont deux pays du G20, l’Argentine et l’Arabie saoudite.
Source: Le Monde.fr

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