jeudi 1 octobre 2015

Atténuation des effets du changement climatique : Les acteurs se forment en évaluation des besoins technologiques

Depuis hier, et ce, pour trois jours, des ressortissants de sept pays (Panama, Guyane, Honduras, Pakistan, Jordanie, Burkina Faso et Mozambique) suivent, à Dakar, une formation, en vue de renforcer leurs capacités dans l’évaluation des besoins en transferts technologiques dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.

La Conférence des parties qui s’est déroulée, en 2008, en Pologne, notamment à Poznan, a mis en place un mécanisme de lutte contre le changement climatique. Ce mécanisme de deux composantes (politique et technologique) a permis d’orienter la lutte contre le changement climatique en fonction des axes comme l’atténuation, l’adaptation, le financement et les transferts technologiques. C’est dans le cadre du volet des transferts technologiques qu’un réseau de centres des technologies sur le climat a été créé avec comme action prioritaire, l’évaluation des besoins de technologies dans les pays de la Conférence des parties. 
Le projet  Technologies needs assessment (Tna), autrement dit évaluation des besoins en technologies, est à sa deuxième phase. Selon Libasse Bâ, de l’Ong Enda Energie, la rencontre de Dakar fait suite à un premier atelier qui s’est tenu, en juin dernier, à Saly Portudal, et qui participe à la seconde phase régionale de formation en évaluation des besoins technologiques. Pour ce dernier, le Sénégal a participé à la première phase de la formation qui a concerné 38 pays parmi lesquels, des Etats de l’Afrique francophone, dont le Maroc, le Mali et la Côte d’Ivoire. La première phase de la formation a consisté à la production de trois rapports. A en croire Libasse Bâ, dans le premier rapport, les secteurs prioritaires sont identifiés, tout comme les technologies ciblées et classifiées. 
Dans le second, « une analyse des différentes barrières et l’identification d’un environnement propre sont visées », a-t-il expliqué. Et dans le dernier rapport, il est question de définir un plan d’action technologiques et d’émettre une liste d’idées de projets à mettre en œuvre. Dans cette mouvance, le Sénégal, a expliqué M. Bâ, a choisi comme secteur prioritaire l’énergie, (surtout l’énergie solaire), un projet conduit par la direction de l’Environnement. « Des technologies ont aussi été identifiées dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et de l’eau », a-t-il confirmé. Pour ce qui est de la seconde phase qui concerne 28 pays, le processus est le même et vise, pour l’atelier de Dakar, les parties à la convention sur le climat des sept pays cités plus haut.
Babacar Bachir SANE
Source: Le Soleil

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